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Donjons et Dragons
Incassable
Lara Croft: Tomb Raider
Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain
Shrek

Donjons et Dragons

    Dans un Royaume où la magie reigne sur le peuple, le maléfique Profion souhaite supplanter la Reine et contrôler les Dragons. Pour cela, il devra s'approprier plusieurs artefacts. Mais ses plans sont contrariés par l'apparition de deux voleurs, aidés d'une apprentie magicienne et d'un Nain. Les bandits, arrivés là par hasard, se laissent entraîner dans la quête malgré eux, et doivent épouser la cause de la bonne Reine du Royaume. Car en réalité, les enjeux sont plus importants qu'il n'y parait!

    Bon, comme ça ça a l'air compliqué, mais en fait c'est très basique, c'est juste que c'est à peu près aussi scénarisé qu'un épisode des Teletubbies donc c'est un peu le foutoir ;-) Nan, en fait, ya certains passages, dans les rues sombres et boueuses des cités du royaume, où le film baigne dans une véritable ambiance Heroic-Fantasy-Donjons et Dragons, très, très sympa. Non, sérieusement :-) Malheureusement, le tout mèle dans une espèce de bourbier scénaristique mâtiné de bons sentiments à la super-production hollywoodienne, et faut bien dire que c'est plutôt mal joué (mais que vient donc faire Jeremy Irons dans cette galère??).
    Je signalerai aussi l'ébauche d'embrouille politique, qui a un petit côté sénat impérial, opposant une gentille reine et un méchant ambitieux, ainsi que l'homme de main du dit méchant, qui a un air de famille avec Darth Maul, et j'oserai dire que ce film est par certains côtés une repompe éhontée de Star Wars Episode I.
    Bon, en gros c'est pas top. Mais ya de beaux effets spéciaux.
Le mot de la fin: vivement le Seigneur des Anneaux!

Incassable
    Elijah est atteint d'une maladie génétique lui fragilisant les os, et le rendant fragile comme le verre, à tel point que les enfants l'appellent "glass man". Passioné de comics, devenu collectionneur, cette occupation lui inspire sa théorie: si lui est à un extrême de la vulnérabilité, alors, pourquoi n'y aurait-il pas des gens dans le cas contraire? A la suite d'une catastrophe ferroviaire ne laissant qu'un seul survivant, miraculeusement indemme, il pourrait bien avoir trouvé son homme...

    Night Shiyamalan, le talentueux réalisateur du Sixième Sens, réunit l'ancien duo d'Une Journée en Enfer pour ce film dans la lignée de sa première création. Même ambiance glauque, même progression lente et tortueuse de l'intrigue, pour arriver à un résultat tout à fait surprenant. Le film est émaillé par quelques scènes cocasses, et réhaussé par le talent des acteurs, tous véritablement à leur place. Le parallèle avec l'univers des Comics américains est étonnant et assez intéressant :-)

Lara Croft: Tomb Raider

   Bon bah, je crois qu'on peut résumer ce Tomb Raider en deux mots: sans surprise!
Les deux premières scènes du film donnent le ton: 
1) Lara se fighte avec un gros robot, à grands coups de flingues, de grosses pierres, de bonds de glissades et tout, un bon gros combat classique et efficace.
2) Lara sous sa douche (on notera l'absence quasi-totale de transition).
La suite ça continue comme ça: grosse scène d'action, gros plans sur Angelina Jolie, grosse scène d'action, gros plan.
En gros, Lara a trouvé une horloge magique qui donne des super pouvoirs si on l'assemble avec les autre morceaux de la clé, mais un gros méchant est sur la même piste qu'elle et veut dominer le monde. Donc Lara part en guerre un peu partout (de son chateau en Angleterre au Cercle Polaire Arctique, en passant par le Cambodge) pour recoller les morceaux et sauver le monde.
    Déjà, après les dix premières minutes, le coeur de cible est satisfait! Ouais, la cible c'est le pré-adolescent américain moyen joueur de Tomb Raider, qui a téléchargé le patch lara-nude.exe. Bah là il pleure de joie (enfin, considérant son identité, on va plutôt dire qu'il beugle de joie). Après pourquoi se fatiguer? :-)
Tout le film est dans le même ton, d'ailleurs, les... euh... trous? failles? goufres? fonds abyssaux? qui émaillent le scénario bateau, qui lui même ne se prend visiblement pas tellement au sérieux, nous font clairement comprendre qu'on est pas là pour réfléchir ;-) Quand on pense qu'ils se sont mis à trois pour le pondre, ce scénario!!!
    Nous passerons sur la performance des acteurs, tous froids, sans émotion, et sur le doublage exécrable, pour râler un peu contre les scènes "sentimentales" du film, qui sont passablement ennuyeuses et ne servent qu'à faire quelques gros plans de plus sur les grosses ma... euh... larmes... de Lara en nuisette, et contre bin encore une fois l'ennui contre l'action qui se répète, particulièrement au Cambodge. Bref, si yavait pas les coups de feu et la musique saoulante ça serait presque une bonne berceuse :-) Non je déconne pas, j'ai failli m'endormir :-)

Bon, à la décharge le film, euh pardon! A la décharge du film, bon point pour le directeur artistique qui nous a fait de belles prises de beaux paysages, on va dire que l'ensemble du film est plutôt joliment filmé :-)
'tain, fallait vraiment une Fête du Cinéma pour que j'aille voir ça hein ;-)

Le Fabuleux Destin d'Amélie Poulain

    Après Lara, Amélie :-)
Ouais je sais, la transition est un peu zarbi... Non mais c'est pour vous redonner foi en le cinéma aussi ;-) Alors, est-ce que ça vaut vraiment la peine que je me fatigue à vous faire l'éloge d'Amélie Poulain, de toutes façons, toulmonde l'a encensé... Ouais, j'crois que ça vaut la peine quand même :-) Bon déjà, si vous l'avez pas vu, PUTAIN MAIS VOUS ALLEZ PAS PASSER VOTRE VIE A PERDRE VOTRE TEMPS DEVANT UN ECRAN MERDE FAUT SORTIR DE CHEZ SOIR POUR ALLER S ENFERMER AU CINEMA UN PEU!!! Ah lala ces jeunes. N'importe quoi :-)

    Euh l'histoire pour ceux qui auraient pas vu le film et qui malgré ça seraient encore là, c'est celle d'une fille un peu différente, dont le grand problème est de se confronter à la réalité. Et un beau jour, elle retrouve une boîte de jouets cachées cinquante ans plus tôt par un gamin qui avait habité son appartement à Paris. Elle décide de retrouver son propriétaire.
    Et tout le génie de mise en scène de Jean-Pierre Jeunet entre en oeuvre pour faire de cette petite tranche de vie une époustouflante hymne à la vie :-)
Comme toujours dans ses films, les personnages sont vraiment parfaits, complètement irréprochables, tous parfaitement choisis et décrits. Les dialogues sont succulents, drôles ou émouvants. Les prises de vue d'un Paris un peu désuet et compte de fées sont superbes, la musique de Yann Tiersen accompagne le tout à la perfection. Le scénario est un incroyable entrecroisement de petites histoires, de fais divers, tous indépendants et pourtant tous connectés. On en découvre à chaque fois :-) Oui, Amélie Poulain se voit et se revoit avec plaisir :-) Ne serait-ce que pour ses effets secondaires anti-dépresseurs et euphorisants ;-)
    Tiens, Amélie, ça me ferait presque aimer Paris, c'est dire :-)
    Sincèrement, un film comme les américains n'auraient jamais pu en faire, et qui à mon avis, marquera la période.
 

Shrek

    C'est l'histoire d'un Ogre qui ne croit pas au compte de fées. Seulement, le seigneur du coin a décidé d'exproprier toutes les créatures magiques de son royaume, histoire de nettoyer un peu tout ça. Et les réfugiés s'établissent dans le marécage de notre ogre, qui ne l'entend pas de cette oreille, surtout qu'il se voit affublé de la compagnie d'un âne parlant (et pas qu'un peu). Il va donc dire sa façon de penser au chateau, mais, par un incroyable concours de circonstance, se retrouve à devoir sauver une princesse!

    Avec un héros méchant, puant et asocial comme Shrek, un royaume-Disneyland-de-pacotille, une princesse à l'éducation contestable, et encore plein d'autres détails croustillants, on se retrouve là avec LE parfait anti-Disney :-)
Mort aux bonnes manières et aux happy ends, en enchaînant les situations cocasses et les démélés de nos héros malgré eux, Shrek, c'est deux heures de bonne poilade garantie :-) Les clins d'oeils sont innombrables et toujours inattendus, Eddy Murphy qui fait la voix de l'âne se surpasse, bien encadré par Mike Myers (Shrek) et Cameron Diaz (la princesse) qui s'en donnent à coeur joie.
    Techniquement, rien à redire, les gars de Dreamworks ont bien fait leur boulot pour nous concocter des personnages presque aussi vrais que nature, parfaitement cartoons, et de zolis décors :-)
Assurément, ce n'est pas QUE pour les enfants >:-)